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Semaine canadienne de la démocratie

 

Blogues de la Semaine canadienne de la démocratie

Marc Mayrand

Le directeur général des élections, Marc Mayrand, présente la Semaine canadienne de la démocratie 2015

Nous célébrons cette semaine la cinquième édition de la Semaine canadienne de la démocratie, qui aura lieu du 14 au 21 septembre 2015. Comme l'élection fédérale est prévue le 19 octobre 2015, nous avons choisi pour thème « Préparons les Canadiens à voter ». La Semaine canadienne de la démocratie 2015 constitue une excellente occasion pour les Canadiens d'apprendre à connaître les rouages du processus démocratique et de se préparer à voter.

Préparez-vous à voter dès maintenant!

En tant que directeur général des élections du Canada, j'invite tous les Canadiens de 18 ans ou plus à consulter le site Web d'Élections Canada afin de se préparer à voter.

Il est facile de se préparer à voter :

  1. Participez à la Journée nationale de l'inscription, le 15 septembre. Vérifiez votre inscription en ligne.
  2. Si vous êtes bel et bien inscrit, attendez-vous à recevoir votre carte d'information de l'électeur par la poste à la fin septembre. Vous y apprendrez où et quand voter, et quels services accessibles seront offerts à votre bureau de vote. Vous pouvez aussi trouver ces renseignements grâce à notre Service d'information à l'électeur en ligne : vous avez seulement besoin de votre code postal.
  3. Assurez-vous d'avoir le bon document d'identification pour voter. Consultez notre liste des documents d'identification des électeurs en ligne.
  4. Choisissez l'une de vos quatre options de vote : le jour de l'élection, dans un bureau de vote par anticipation, à un bureau d'Élections Canada ou par la poste.

Rappel : Le site d'Élections Canada, www.elections.ca, c'est l'endroit pour trouver toute l'information dont vous avez besoin pour voter.

Vous n'avez pas encore 18 ans? Vous pouvez tout de même participer à l'élection fédérale de cette année!

À la fois en tant que parent et que directeur général des élections du Canada, je crois que les jeunes Canadiens ont un immense potentiel de jouer un rôle plus important dans la dynamisation de notre démocratie et de ses institutions. Des programmes pratiques de participation citoyenne encouragent les élèves à discuter de politique avec leurs amis et leur famille, de développer leurs connaissances et leur compréhension des institutions démocratiques du Canada et d'éveiller leur sens du devoir citoyen : des outils qui peuvent présager leur participation au processus démocratique.

Voilà pourquoi j'encourage les enseignants à inscrire leur école au programme Vote étudiant, administré par CIVIX. Les élèves participants font des recherches sur les enjeux, les partis et les candidats dans le cadre d'activités en classe et dans l'ensemble de l'école. Ils font alors l'expérience concrète du processus en votant pour les candidats officiels de la circonscription de leur école. Lorsqu'une école s'inscrit au programme, elle reçoit une trousse de campagne personnalisée de Vote étudiant, y compris des idées d'activités, des affiches de campagne, le guide des opérations électorales du vote étudiant et du véritable matériel de vote (urnes, isoloirs, bulletins de vote et cartes de circonscription). Les enseignants peuvent inscrire leur école à www.voteetudiant.ca.

Le Défi national pour la démocratie invite les élèves canadiens de 14 à 17 ans à soumettre une vidéo, une image ou un texte sur le thème de cette année : Montrez aux Canadiens comment se préparer à voter! Parmi les prix à gagner, il y a des bourses pour participer à des programmes d'éducation civique offerts par le Forum pour jeunes canadiens et Rencontres du Canada (à Ottawa) ainsi que par le Musée canadien pour les droits de la personne (à Winnipeg). Les étudiants ont jusqu'au 9 novembre 2015 pour soumettre leur œuvre à democracy-democratie.ca.

Préparons-nous à voter!

L'élection fédérale aura lieu le 19 octobre 2015. Profitez de la Semaine canadienne de la démocratie 2015 pour vous préparer à voter dès maintenant. N'oubliez pas de vérifier votre inscription, de surveiller l'arrivée de votre carte d'information de l'électeur, de préparer votre document d'identification et de planifier la journée de l'élection.

Marc Mayrand
Directeur général des élections du Canada


Série des blogueurs invités pour la Semaine canadienne de la démocratie 2015

Nous sommes ravis que des personnes formidables participent à notre série des blogueurs invités avant et pendant la Semaine canadienne de la démocratie 2015.

À partir du 17 août, des blogueurs de tous les coins du Canada nous présenteront ce qu'ils font pour aider les Canadiens à se renseigner sur l'élection (où, quand et comment voter) et pour encourager les Canadiens de moins de 18 ans à prendre part à l'élection fédérale de 2015.


Êetes-vous prêt à voter?

Institut pour la citoyenneté canadienne

En août, nous vous avons présenté les résultats d'un sondage national effectué auprès de 2 300 nouveaux citoyens. Comment et pourquoi les nouveaux citoyens participent-ils au processus politique, et que signifie leur niveau d'engagement? Comment pouvons-nous améliorer le processus – pour eux et pour chacun et chacune d'entre nous? Si vous n'avez pas eu l'occasion de prendre connaissance des résultats complets, consultez ballotsandbelonging.ca.

Nous vous avons fait part des positions et des expériences des nouveaux citoyens du Canada. Cependant, nous souhaitons également vous apporter une aide directe. Nous avons lancé #Prêt à voter, une campagne sur les médias sociaux pour faire en sorte que les nouveaux citoyens soient prêts à voter et à se rendre aux urnes.

Visitez quizelectoral.ca pour voir si vous êtes prêt à voter. Si ce n'est pas le cas, consultez nos ressources à pretavoter.ca pour vous préparer à voter.

Partagez le quiz avec votre famille et vos amis. Nous vous donnons rendez-vous aux bureaux de scrutin!


Bryan Buraga

Bryan Buraga directeur du groupe environnemental de jeunes Kids for Climate Action

Bryan Buraga est un jeune activiste de 16 ans de Vancouver. Il est le directeur du groupe environnemental de jeunes Kids for Climate Action, une organisation qui milite en faveur de l'action politique contre les changements climatiques. Dans ses temps libres, vous pourrez le voir jouer du ukulélé, lire les journaux ou rêvasser.

Je m'appelle Bryan Buraga. Je suis un Canadien de deuxième génération. Mes parents sont venus au Canada dans les années 1990 dans le but d'avoir une vie meilleure pour eux-mêmes, mais aussi pour leurs enfants. J'ai grandi en recevant une éducation hybride où se mélangeaient les cultures canadienne et philippine; je peux cependant dire que je suis vraiment fier d'être Canadien.

Durant mon enfance, mon père me racontait des souvenirs de sa vie aux Philippines. Il est né sous le régime autoritaire de Ferdinand Marcos, un dictateur qui a gouverné les Philippines dans les années 1970 et 1980. Il me décrivait la peur qu'il ressentait de plus en plus sous le régime de la loi martiale. Il me parlait du sentiment de responsabilité qui l'habitait : il se devait de réagir pour protéger les êtres qu'il aimait et chérissait.

Après l'assassinat du principal opposant politique de Marcos, mon père et une immense foule de gens ont pris d'assaut la résidence du dictateur – le palais présidentiel gardé par les militaires – et ont réussi à chasser le dictateur sans qu'une seule goutte de sang ait été versée dans le processus. Les militaires ont refusé de tirer sur les gens, sachant que ceux-ci combattaient pour la démocratie et la liberté. La plupart des gens qui sont passés à l'action étaient des jeunes. Ce que mon père voulait que je retienne, c'est que la démocratie est importante, et qu'en votant, nous rendons hommage à ceux qui ont consenti des sacrifices pour obtenir les droits que nous avons aujourd'hui.

À la dernière élection fédérale en 2011, seulement 39 % des jeunes en âge de voter l'ont fait. Qu'est-ce que cela signifie? Eh bien! cela signifie que les deux tiers des jeunes ne se sont pas exprimés sur le choix de la personne qui les représentera. Mon organisation, Kids for Climate Action, prévoit faire sortir le vote lorsque nous commencerons la campagne électorale fédérale. Notre stratégie comporte trois volets. D'abord, nous ferons du porte-à-porte dans une circonscription locale, nous visiterons les établissements d'enseignement secondaire et nous téléphonerons aux gens dont nous avons les coordonnées dans notre base de données pour leur demander de s'engager à voter lors de l'élection. Nous organiserons ensuite un débat de tous les candidats de cette circonscription pour connaître les perspectives de chacun et permettre aux électeurs de prendre des décisions éclairées. Enfin, le jour de l'élection, nous contacterons tous ceux qui se sont engagés à voter pour s'assurer qu'ils vont effectivement voter.

Une grande dame a déjà dit : « Ne mettez jamais en doute le fait qu'un petit groupe de citoyens engagés et réfléchis puisse changer le monde. D'ailleurs rien d'autre n'y est jamais parvenu ». Votre vote sera donc déterminant.


Antoine Bilodeau

Savoir où, quand, et comment voter, mais avoir aussi des opinions!

Antoine Bilodeau

Professeur agrégé, Département de science politique, Université Concordia

Chercheur, Centre pour l'étude de la citoyenneté démocratique

Savoir où, quand, et comment voter est essentiel pour exercer son devoir de citoyen, mais ce ne sont pas les seuls prérequis. En effet, les opinions comptent aussi. Une étude récemment réalisée pour le compte d'Élections Canada par mon collègue Luc Turgeon (Université d'Ottawa) et moi-même démontre entre autres que les Canadiens de 18 à 24 ans ont plus de difficultés que les autres Canadiens à articuler des opinions quant à la qualité de la démocratie au Canada, et même quant à l'intégrité d'Élections Canada! Ainsi, lorsque nous sondons les Canadiens au sujet de leurs opinions sur l'état de la démocratie canadienne, la proportion de répondants qui ont une opinion pour toutes les questions posées est de 90 % chez les Canadiens de plus de 35 ans, 78 % chez les 25-34 ans, et seulement 69 % chez les 18-24 ans. En comparaison, les jeunes Canadiens ont presque autant de facilité que les plus âgés à articuler des opinions quant aux grands enjeux sociaux auxquels le Canada fait face (voir Figure 1).

De plus, notre étude montre que ceux qui ont des opinions sur l'état de la démocratie canadienne sont plus enclins à voter que ceux qui n'en ont pas. Ainsi, alors que 92 % des Canadiens qui expriment une opinion sur les cinq questions quant à l'état de la démocratie canadienne sont des électeurs assidus, cette proportion n'est que de 69 % chez ceux qui n'expriment aucune opinion sur ces questions, même une fois l'intérêt envers la politique pris en considération. Une telle relation n'est pas observée pour les opinions sur les grands enjeux sociaux (voir Figure 2). Si une opinion positive quant à l'état de notre démocratie peut créer un enthousiasme et stimuler le vote pour démontrer l'appui au système, et une opinion négative peut créer un sentiment d'urgence de voter pour changer les choses, l'absence d'opinion quant à elle est associée à l'apathie.

Si savoir où, quand et comment voter sont des prérequis pour exercer son devoir de citoyen, les opinions sur l'état de la démocratie semblent aussi avoir un rôle à jouer. L'apathie n'est donc pas qu'un comportement, c'est aussi un état d'esprit, c'est-à-dire une absence d'opinion quant au fonctionnement de la démocratie canadienne. Il reste maintenant à savoir si les jeunes manifestent un niveau d'opinion plus bas à cause d'un manque d'expérience avec le système politique canadien ou plutôt à cause d'un désengagement profond envers celui-ci.

Figure 1. Les niveaux d'opinions des Canadiens
  18-24 ans 25-34 ans 35 ans et plus
Le fonctionnement de la démocratie canadienne 69 78 90
Les enjeux sociaux 69 72 77

Un total de 5 questions a été posé pour chacune des deux catégories.
Source : Projet sur la diversité provinciale
% exprimant une opinion pour toutes les questions sur…



Figure 2. Les niveaux d'opinions et l'assiduité au vote
  Opinions sur le fonctionnement de la démocratie canadienne Opinions sur les enjeux sociaux
0 69 90
1 76 90
2 81 91
3 86 91
4 89 91
5 92 92

% probabilité d'être un voteur assidus (qui vote fréquemment)


Ben Angus

Ben Angus - Bénévole au sein de l'équipe sur le terrain de L'apathie, c'est plate

Ben est étudiant de deuxième année en sciences politiques à l'Université de l'Alberta, où il siège au conseil étudiant. Il est particulièrement féru de politique à tous les niveaux. Dans ses temps libres, il aime suivre l'actualité, préparer votre café et chanter sous la pluie.

J'ai décidé d'aider les Canadiens à s'informer au sujet de l'élection en faisant du bénévolat au sein du programme de l'équipe sur le terrain de L'apathie, c'est plate, à Edmonton.

Diriger une équipe sur le terrain dans ma ville au cours du mois d'avril m'a permis de tisser de véritables liens avec des jeunes désireux de s'impliquer en politique, mais qui ignorent parfois comment le faire.

Les élections provinciales récentes tenues en Alberta ayant pris fin, des jeunes de l'Alberta sont maintenant enthousiastes d'apprendre, de vivre et de respirer la politique à tous les niveaux, et non seulement au provincial.

J'ai été moi aussi inspiré par cette situation. En tant que jeune, j'ai parfois l'impression de ne pas avoir voix au chapitre, mais après avoir établi des liens avec tant d'autres jeunes qui ont mis en commun leurs intérêts et leur volonté de changement politique, j'ai trouvé la motivation nécessaire pour demeurer actif à tous les niveaux de la politique.

Je me suis rendu compte que la meilleure manière d'informer mes pairs au sujet de l'élection est de discuter avec eux en personne sur où, quand et comment voter. Il arrive souvent que mes amis ne votent pas, parce qu'ils ne disposent pas des renseignements nécessaires. Mon travail au sein de l'équipe sur le terrain de L'apathie, c'est plate m'a enseigné à quel point il importe de donner aux gens un accès facile à l'information dont ils ont besoin pour leur permettre de prendre part à notre démocratie.


Terry Audla

Défenseure des jeunes, innovatrice en matière de politiques publiques et présidente co-fondatrice de L'apathie c'est plate

Ilona s'implique en matière d'innovation sociale et de politique publique depuis le début de sa carrière. Son passage aux Nations Unies à 17 ans en tant que déléguée canadienne et son travail auprès des jeunes dans une petite localité située au-delà du cercle polaire ne sont que quelques exemples de son engagement. En janvier 2004, Ilona a cofondé L'apathie c'est plate, un organisme de bienfaisance canadien et non partisan qui passe par l'art et la technologie pour sensibiliser les jeunes à la démocratie et les encourager à voter. Ilona est souvent invitée à commenter l'actualité sur la chaîne de télé CTV News et sur le site iPolitics.ca. Elle compte également quelques publications à son actif. De plus, elle prononce des conférences internationales sur les relations intergénérationnelles, sur notre façon de voir les jeunes et sur la manière d'encourager la participation citoyenne.

Video Ilona Dougherty

Transcription de la vidéo


Terry Audla

Terry Audla, président de Inuit Tapiriit Kanatami

Les Inuits ont le droit de voter aux élections fédérales seulement depuis 1954. Nos aînés se sont battus vigoureusement pour obtenir notre droit de vote. Faites preuve de respect en exerçant votre droit –– et assurez-vous de voter le jour de l'élection ou en vous présentant aux bureaux de vote par anticipation!

Les Inuits sont la plus jeune population au Canada; notre âge moyen est de 23 ans. Pour nos générations actuelles et futures, il importe que les Inuits continuent de prendre une part active au processus démocratique au Canada.

Les Inuits disposent de la voix que la génération de nos aînés s'est battue pour nous obtenir. Nous votons pour nous, pour ceux et celles qui nous ont donné ce droit et pour les jeunes qui ne peuvent pas encore voter.

Si vous avez plus de 18 ans et êtes citoyen canadien, vous pouvez vous servir de votre vote pour vous représenter et pour représenter nos jeunes Inuits. Ils forment notre avenir.


Préparons les Canadiens à voter!

Préparons les Canadiens à voter!

Alyssa réside à Toronto, mais est originaire de Terre-Neuve-et-Labrador. Elle est une étudiante de 21 ans en relations publiques au Collège Humber, et préside la Table ronde des jeunes Canadiens sur la santé. Elle est aussi stagiaire en communication et politique pour le Sandbox Project, et siège au Conseil de la santé mentale des jeunes, volet ACCESS. D'aussi loin qu'elle se souvienne, elle a toujours été membre active des Clubs garçons et filles du Canada. À son avis, il est important d'encourager les jeunes à s'impliquer davantage dans la politique et le changement social. Alyssa croit que lorsque les jeunes se sentent engagés et qu'ils ont voix au chapitre, ils sont plus nombreux à exercer leur droit de vote.

Je n'en peux plus d'attendre l'élection à venir, non pas que j'en aie déjà assez des publicités sans classe qui attaquent les divers partis, ni que je sois déjà plus que prête à constater l'évolution du vote, mais plutôt parce j'ai hâte de constater, au vu des statistiques, combien de Canadiens, notamment chez les jeunes, ont voté. J'ai pleinement confiance d'assister à une hausse d'intérêt au cours de l'année à venir et je n'en serais pas étonnée, car j'ai constaté plus d'efforts que jamais en vue d'éduquer les jeunes et de les préparer à voter. J'ai moi-même déployé des efforts sans précédent et je ne suis pas la seule dans mon cas.

J'ai eu la chance de faire partie d'un groupe sur Facebook avec certains membres du personnel, des jeunes, et des anciens des Clubs garçons et filles du Canada. Nous avons partagé des renseignements, des opinions et des articles intéressants au sujet des élections à venir et de la façon d'impliquer et de renseigner plus de jeunes. Il a été très inspirant d'être constamment en contact avec d'autres personnes qui se passionnent pour la politique au Canada. J'ai eu recours à cette plateforme comme point de départ pour trouver des ressources et de l'information que j'ai ensuite transmises à d'autres groupes de jeunes dont je fais partie, notamment un organisme de jeunes que je préside. Je mets toujours en ligne une tribune libre afin que les membres puissent me faire part de leur opinion et que nous puissions lancer une conversation. J'ai appris que la meilleure manière d'intéresser les gens consiste à les faire participer directement. En partageant et en demandant des opinions, je permets à un groupe de personnes de se sentir branchées et entendues. Ce sont souvent deux éléments absents lorsque des jeunes réfléchissent à la politique. J'ai constaté que cette méthode est vraiment profitable et qu'elle permet d'amener les jeunes avec lesquels je suis quotidiennement en contact à s'intéresser avec enthousiasme à des sujets dont je les vois habituellement s'éloigner.

En plus de tenter de donner aux jeunes l'espace nécessaire pour avoir voix au chapitre en politique, j'essaie de promouvoir le plus grand nombre possible d'événements politiques et d'y participer. En publiant des messages au sujet des forums, des conférences, et des espaces gouvernementaux à visiter sur mes plateformes personnelles de médias sociaux, j'espère inciter autrui à participer et à constater que ces activités sont souvent très agréables et éducatives et vous permettent de vous faire vraiment entendre. Mon objectif est que les gens cessent de qualifier bon nombre de ces événements d'ennuyants, de fades et d'inutiles, franchissent le pas et participent.

Je pense que la meilleure façon d'amener les jeunes Canadiens aux urnes est de leur permettre de se sentir impliqués et de susciter leur enthousiasme à l'égard de ce processus. Une fois que vous aurez ressenti un lien et une obligation à l'égard de quelque chose, il sera difficile de ne pas donner suite à vos engagements et j'espère que mes efforts et ceux de nombreuses autres personnes (dont bon nombre ont fait beaucoup plus) en ce sens porteront fruit lorsque nous prendrons connaissance des résultats de la participation électorale après l'élection à venir.


ABC Life Literacy Canada

ABC Life Literacy Canada

ABC Life Literacy Canada est un organisme sans but lucratif incitant les Canadiens à améliorer leurs capacités en littératie. Nous établissons des liens entre les entreprises, les syndicats, le gouvernement, les communautés et les particuliers, que nous mobilisons également, pour appuyer l'éducation permanente et atteindre nos objectifs en assurant la direction de programmes, de communications et de partenariats. Pour prendre connaissance des dernières nouvelles et informations sur la littératie des adultes, veuillez consulter : www.abclifeliteracy.ca ou veuillez nous suivre sur Twitter à @abclifeliteracy.

Nous entrevoyons un Canada dans lequel chacun possède les capacités dont il a besoin pour mener une vie pleine et entière. Nous souhaitons que l'ensemble des Canadiens et des Canadiennes votent et que chaque personne informe le gouvernement de ses croyances, de ses besoins et de ses désirs. C'est pourquoi ABC a lancé un nouveau projet de culture citoyenne afin de créer des ressources visant à aider les apprenants adultes à acquérir une culture citoyenne avant l'élection fédérale d'octobre 2015.

La culture citoyenne équivaut à posséder les connaissances et les compétences requises pour prendre part au changement au sein de votre communauté. Au Canada, il s'agit de voter, de connaître les rouages du gouvernement, et de comprendre les droits et les responsabilités des citoyens et des membres élus du gouvernement. Si vous avez des enfants ou d'autres membres de la famille qui ne peuvent pas encore voter, emmenez-les avec vous le jour du scrutin afin qu'ils puissent voir notre processus électoral en action! C'est pour vous et votre communauté une occasion fantastique de comprendre qu'il importe de voter.

De concert avec Élections Canada, ABC a élaboré le Guide de l'électeur : un cahier d'activités destiné aux intervenants en littératie dans le cadre des élections fédérales de 2015. Cette ressource vise à accroître l'accessibilité et à lever les obstacles pouvant empêcher les adultes canadiens qui possèdent une faible culture citoyenne de voter. ABC donne aux intervenants en littératie les connaissances et les ressources requises pour intégrer la culture citoyenne à la salle de cours, afin que tous les Canadiens puissent être prêts à voter.

Ce projet fera en sorte que davantage de Canadiens adultes possédant une faible culture citoyenne seront en mesure de prendre part au processus démocratique. En dotant les intervenants en littératie des outils nécessaires pour aider leur clientèle à accéder aux ressources d'Élections Canada—et en participant aux activités de communications—nous habiliterons les apprenants adultes à participer aux élections fédérales à venir. Une forte culture citoyenne permet de savoir comment faire entendre sa voix auprès de tous les ordres de gouvernement, avant, pendant et après une élection.


Kory Earle

La démocratie, la participation

Résident du comté de Lanark en Ontario, Kory Earle est un jeune défenseur des droits des personnes handicapées. Il s'est engagé dans le mouvement Personnes d'abord en 2006. Il a été nommé représentant des jeunes en 2009, puis élu président de Personnes d'abord du Canada en 2014. Sa mission est de voir à ce que toutes les personnes handicapées soient traitées équitablement, de faire respecter leurs droits et de faire en sorte qu'on les considère comme des gens ordinaires.

Depuis aussi longtemps que je me souviens, je me suis toujours intéressé à la politique. Je sais depuis longtemps que certaines personnes ont beaucoup plus de pouvoir que d'autres, et que certaines voix comptent bien davantage que d'autres. C'est peut-être en raison de ma déficience et du traitement différent que j'ai subi à de nombreuses étapes de ma vie. J'ai été affecté par les politiques adoptées et par les décisions prises à mon sujet dès mon jeune âge, avant même de comprendre leur nature. À de nombreux égards, je n'avais ni voix au chapitre ni le choix de ce qui m'arrivait.

En vieillissant, je suis devenu plus curieux des façons de diriger et des façons d'agir. Je m'intéressais à la politique de mon école secondaire et de la communauté. Je me suis fasciné pour la façon de diriger mon pays. Je suis devenu un adepte de la politique, et j'estimais que la démocratie constituait un processus dans lequel toutes les voix comptent, exercent du pouvoir et sont entendues. Je voulais me faire entendre. Et je me suis fait entendre.

J'ai acquis de l'expérience directe du fonctionnement de la démocratie. Dans mon travail sur les droits des personnes ayant une déficience intellectuelle, j'ai assisté à une lutte entre les droits d'un syndicat de faire la grève et du piquetage et les droits des particuliers de vivre en paix chez eux. Il y avait des adeptes des deux côtés et les médias locaux faisaient rapport de la question régulièrement. C'est devenu un problème de plus grande importance qui a fini par faire son chemin jusqu'à l'assemblée législative, qui a réglé le problème en faveur des personnes et non du syndicat. Ce processus a renforcé mes convictions à l'égard de la démocratie, de la façon dont l'action peut être à l'origine du changement et de l'importance d'être impliqué et de se faire entendre.

J'ai fini par comprendre que la démocratie ne se limite pas aux élections et au vote. Il s'agit de prendre part à votre communauté et à la façon dont elle est dirigée. Il s'agit de participer au processus, de se tenir au courant de ce qui se passe sur le terrain, dans notre milieu de vie. Il est question des enjeux et des politiques. Il s'agit de parler aux gens et de trouver ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas et ce qui est nécessaire maintenant ou dans l'avenir. Il s'agit d'établir ce qui profitera à nos communautés, à nos gens et à notre société.

La démocratie est l'une des choses qui m'a attiré au mouvement People First. Des gens ayant une déficience intellectuelle dirigeaient le mouvement en s'exprimant, en faisant connaître leur choix, et en votant. Les dirigeants qui se sont présentés devant moi travaillaient fort pour l'autonomie de notre mouvement et de notre organisation. À titre de président actuel, je m'engage à faire participer nos membres à tous les niveaux. Je m'engage à faire progresser le programme d'inclusion au Canada. J'encourage et j'appuie les gens à utiliser leur voix et à participer à la démocratie de notre mouvement, à prendre part à leurs communautés, et à contribuer au façonnement de notre pays en un Canada inclusif que nous savons possible.


Préparer les jeunes Canadiens à l'élection fédérale au moyen de Vote étudiant

L'élection fédérale est prévue le 19 octobre et, de façon appropriée, le thème de la Semaine canadienne de la démocratie de cette année est « Préparons les Canadiens à voter! ». Comme le montre le programme Vote étudiant, la préparation des jeunes Canadiens au processus de vote peut et devrait débuter à un jeune âge.

Depuis 2003, le programme Vote étudiant a procuré aux élèves qui n'ont pas encore l'âge de voter l'occasion de vivre le processus de vote et de s'exprimer lors de l'élection.

Le programme Vote étudiant est une élection parallèle offerte aux niveaux primaire et secondaire pendant les élections fédérales, provinciales, et municipales officielles. Les élèves participants se familiarisent avec le processus gouvernemental et électoral, effectuent des recherches sur les plateformes des partis et les candidats locaux, et prennent part à un vote authentique pour les candidats officiels dans la circonscription de leur école.

Les écoles inscrites reçoivent tout le matériel nécessaire pour mener à bien le programme, dont des ressources pédagogiques, un guide sur les élections, des affiches, des isoloirs, des urnes et des bulletins de vote.

Cet automne se tiendra le cinquième projet Vote étudiant organisé au niveau fédéral. Lors de la dernière élection fédérale, 563 000 élèves de partout au Canada ont voté dans le cadre de Vote étudiant, et environ 700 000 le feront cet automne.

Pourquoi importe-t-il de faire participer les élèves au processus électoral?

La participation électorale au Canada est en baisse depuis des décennies et cette baisse découle tout particulièrement d'une faible participation électorale des jeunes. Lors de l'élection fédérale de 2011, seulement 39 % des électeurs de 18 à 24 ans ont voté, par rapport à 70 % des électeurs de 55 ans et plus.

Non seulement la participation des jeunes Canadiens n'a-t-elle jamais été aussi basse, mais des études ont révélé que les habitudes de voter et de ne pas voter persistent au fil du temps. C'est pourquoi il est d'autant plus important pour les jeunes Canadiens de commencer à voter dès qu'ils le peuvent.

L'objectif de Vote étudiant consiste à créer des électeurs à vie qui sont prêts à participer à leur démocratie, et désireux et en mesure de le faire.

Les écoles peuvent s'inscrire maintenant à www.voteetudiant.ca ou en appelant notre équipe sans frais au 1-866-488-8775.

Vote étudiant est le programme phare de CIVIX, le principal organisme de bienfaisance canadien portant sur l'éducation civique. Visitez civix.ca pour en savoir plus.


Joel Westheimer

L'enseignement axé sur la démocratie : Le rôle des écoles en cette année électorale

Par Joel Westheimer, professeur et titulaire de la chaire de recherche universitaire en démocratie et en éducation à l'Université d'Ottawa, et auteur de What Kind of Citizen? Educating Our Children for the Common Good (Teacher's College Press, 2015).

Alors qu'approche le jour de l'élection fédérale, il y a lieu de se pencher sur les divers rôles que les écoles peuvent jouer pour favoriser l'engagement civique et la participation électorale. Lors de l'élection fédérale de 2011, 61 % des Canadiens ayant qualité d'électeur ont voté. Parmi les 18 à 24 ans, le taux de participation a été inférieur à 40 %. Ces statistiques, entre autres, ont incité les dirigeants d'organisations civiques et gouvernementales à examiner les moyens d'accroître la participation électorale, surtout chez les jeunes électeurs.

Dans mon récent livre intitulé What Kind of Citizen?, je souligne que l'augmentation de la participation électorale chez les jeunes n'est pas un objectif suffisant. Une participation accrue aux bureaux de vote ne doit être que l'une des retombées d'un projet beaucoup plus vaste : la mobilisation des jeunes à la vie politique et sociale de notre démocratie, et la compréhension du lien qui existe entre ce qui se passe sur la Colline du Parlement et ce qui se passe dans nos collectivités et nos familles. En tant qu'enseignant, je m'intéresse en particulier à la façon dont les écoles peuvent rendre tout cela possible.

De nombreuses études ont illustré le désengagement des jeunes par rapport à la politique officielle. Quand mon équipe de recherche a mené des entrevues auprès d'élèves du secondaire à Ottawa, il est apparu manifeste qu'ils se sentent exclus, et ils ont décrit le processus politique comme étant « à l'image d'un mauvais mélodrame ». Beaucoup d'élèves ont utilisé le mot « politicien » comme une insulte.

Pourtant, cela ne signifie pas que les jeunes Canadiens ne sont pas des citoyens engagés. Bon nombre d'élèves sont actifs dans leur collectivité, engagés dans les enjeux environnementaux, actifs dans le militantisme en ligne, et prennent la parole au sujet des règles imposées dans les écoles et des politiques en éducation. Les écoles et les autres institutions ayant des missions éducatives peuvent faire fond sur ces formes d'engagement en vue de renforcer la démocratie canadienne. Avant que je revienne à cet objectif, permettez-moi de dissiper quelques mythes sur les écoles et le vote.

Au‑delà de la connaissance

Certains enseignants croient que nous pouvons préparer les futurs électeurs en enseignant aux élèves les rouages du gouvernement, le fonctionnement du système des partis, et l'organisation matérielle entourant le vote. Pour que les élèves veuillent d'abord voter, ils doivent avoir un intérêt pour la vie sociale et politique que le système électoral doit éclairer. Ils ont besoin de sentir qu'ils peuvent s'exprimer autrement que derrière l'isoloir.

Des décennies de recherche sur l'éducation pour une démocratie forte ont révélé qu'il faut, pour encourager les élèves à être des citoyens démocratiques actifs, les doter d'un vaste éventail de connaissances, de compétences, de comportements et d'attitudes. En effet, comme pour le processus démocratique en soi, enseigner la démocratie peut faire certaines vagues. Nous devons d'abord apprendre à naviguer sur ces vagues!

Au‑delà du caractère

Au cœur de nombreux efforts d'enseignement axé sur la démocratie se trouve la formation du caractère, alors que les écoles mettent l'accent sur des vertus comme la générosité, l'honnêteté, la compassion, la collaboration et le respect.

Bien sûr, nous voulons tous que nos enfants aient ces valeurs. Mais qu'y a‑t‑il de particulièrement démocratique dans les types de connaissances, d'attitudes et de comportements enseignés dans la formation du caractère? Les chefs de régimes totalitaires seraient aussi heureux que ceux de régimes démocratiques si leurs jeunes citoyens apprenaient les leçons mises en avant par bon nombre de ces programmes : ne pas consommer de drogues, se présenter au travail à l'heure, donner du sang, secourir les victimes d'inondations, recycler. Ce sont tous là des traits désirables, mais ils n'ont pas grand-chose à voir avec la démocratie.

Malheureusement, l'objectif inavoué de trop de programmes de formation du caractère consiste à enseigner les bonnes manières et comment plaire aux autorités, et non comment acquérir des convictions et les faire valoir. C'est cette dernière série d'objectifs qui favorise l'engagement et le genre d'idées nécessaires pour qu'une société démocratique puisse prospérer, mais la vision avancée par de nombreuses initiatives à l'école est un concept de citoyenneté sans saveur politique ni action collective – un engagement de service individuel, et non de démocratie. Si nous voulons que nos élèves s'investissent dans le processus politique canadien, ils doivent s'investir dans la démocratie.

Enseigner la controverse en exposant les élèves à divers points de vue au sujet d'enjeux importants

Plutôt que de se concentrer uniquement sur la connaissance ou le caractère, les écoles feraient mieux de mettre l'accent sur ce qui fait de l'engagement politique un processus, comment dire... engageant! Les aspects les plus intéressants de la vie civique et politique sont les différentes perspectives qui sont en concurrence pour le soutien du public. La controverse est peut-être l'un des meilleurs outils pédagogiques dont nous disposons pour engager les jeunes apprenants. Si nous voulons que les élèves deviennent de futurs électeurs, ils doivent avoir des opinions sur les types de questions en jeu dans le cadre des élections. On enseigne souvent dans les écoles des controverses du passé, mais on se tient loin des controverses plus contemporaines.

Dans les salles de classe, les élèves sont fréquemment exposés à des controverses historiques comme l'esclavage, le nazisme, ou les lois refusant le droit de vote aux Noirs ou aux femmes – des controverses du passé qui ont été assimilées dans les esprits de tous, sauf d'une infime minorité de citoyens. Or, ces mêmes élèves sont trop souvent mis à l'abri de questions qui nécessitent un engagement réfléchi avec les idées débattues aujourd'hui, même si ce genre d'engagement est exactement ce qu'exige la participation démocratique.

Bon nombre d'écoles se détournent de la controverse, comme si la « politique » n'avait pas sa place en salle de classe. Pourtant, la démocratie consiste précisément à examiner ce genre de controverse, de sorte que les citoyens puissent dialoguer et travailler ensemble vers la compréhension et l'application des décisions politiques les plus sensibles qui soient. La politique n'est pas un sujet à éviter.

Il ne suffit pas de demander aux élèves d'embarquer dans un système politique dont ils se sentent exclus. Au lieu de cela, nous devrions faire savoir aux élèves que ce qu'ils pensent et ce qu'ils font sont importants. La recherche nous a appris que l'engagement des élèves au moyen d'outils qui ont des échos dans la vie sociale et politique entraîne une compréhension plus profonde et plus complète.

Les programmes les plus efficaces, selon mon expérience, sont ceux dans le cadre desquels on demande aux élèves de travailler à résoudre les problèmes dans leur collectivité de deux façons : 1) en faisant un travail communautaire important et engageant pour améliorer la collectivité à l'échelle locale, nationale ou mondiale, et 2) en utilisant le système politique pour faire avancer ces causes. De cette façon, il est plus facile de faire le lien entre la volonté sincère qu'ont les élèves d'améliorer leur collectivité et le genre de décisions politiques prises par les politiciens qu'ils porteront au pouvoir à l'avenir.

L'enseignement axé sur la démocratie

Évidemment, ces programmes exigent que les enseignants aient la liberté et la souplesse voulues pour concevoir un programme qui tire profit des intérêts des élèves et des contextes locaux. J'ai passé du temps avec d'innombrables enseignants qui m'ont en fait étonné et inspiré au sujet de ce qu'il est possible de réaliser dans nos écoles. Il existe une multitude de façons d'enseigner les rudiments de la réflexion démocratique et de l'engagement. Les écoles n'ont pas à éviter la controverse et la politique. Il est donc possible d'y apprendre aux élèves à participer à la vie civique et communautaire de façon créative et en suscitant le débat. Il nous faut des engagements publics forts pour soutenir un type d'école qui renforce la vie démocratique et qui éduque nos enfants pour le bien commun.


Élire et appartenir

Élire et appartenir, la deuxième étude nationale de l'Institut pour la citoyenneté canadienne, constitue une occasion d'envisager la démocratie canadienne du regard neuf des nouveaux citoyens du Canada. Plus de 2 300 nouveaux citoyens ont participé à un sondage en ligne et à des groupes de discussion à travers le pays. Nous avons posé des questions de base : Comment et pourquoi les nouveaux citoyens participent-ils au processus politique, et que signifie leur niveau d'engagement? Comment pouvons-nous améliorer le processus – pour eux et pour chacun d'entre nous? Voici un aperçu de ce que nous avons appris.

Les nouveaux citoyens sont enthousiastes à l'idée de voter

Le jour du vote est important pour de nombreux nouveaux citoyens. Bon nombre d'entre eux nous ont dit qu'ils ont versé des larmes en quittant l'isoloir. Dans certains cas, il s'agissait de leur première participation au processus démocratique. Nombre d'entre eux voyaient cet événement comme une occasion de redonner au pays ayant offert à leur famille et à eux-mêmes tant de possibilités. Cet événement a favorisé leur autonomie, a fait en sorte qu'ils se sont sentis comme des citoyens actifs et qu'ils se sentent inclus. Leur serment s'est transformé en action, ce qui a consolidé leur statut en tant que citoyens canadiens.

« Je me sentais accepté. Je me sentais partie prenante du tissu social canadien ce jour-là. » (Participant au groupe de discussion, Mississauga)

Les nouveaux citoyens qui avaient déjà voté lors d'une élection au Canada nous ont dit qu'ils l'ont fait parce qu'ils voulaient faire entendre leurs voix et parce qu'ils croyaient que le geste de voter constituait un geste de citoyenneté important.

Les nouveaux citoyens et la participation politique
Texte descriptif "Pourquoi les nouveaux citoyens ont-ils voté?"

Cependant, certains obstacles nous éloignent des bureaux de scrutin :

Certains  des obstacles qui nous éloignent des bureaux de scrutin
Texte descriptif "Certains des obstacles qui nous éloignent des bureaux de scrutin"

Ce qui est positif, c'est que nous pouvons oublier que le cynisme et l'apathie constituent les obstacles principaux de ce groupe de Canadiens. Nous nous butons plutôt à des obstacles structurels qui pourraient être relativement faciles à abattre, surtout l'accès à des renseignements clairs. Qu'est-ce qui inciterait les non-votants à se rendre aux urnes? Voici les trois suggestions principales :

  • Davantage de renseignements sur les candidats, les partis et les enjeux.
  • Des lieux de vote qui conviennent mieux.
  • Davantage de renseignements sur le lieu et le moment du vote.

Quelles sont les autres façons de faire participer les nouveaux citoyens à la démocratie canadienne?

Ces citoyens ont bien d'autres façons d'exprimer leur engagement que de voter. Les organismes de bienfaisance, le bénévolat, voire la signature de pétitions importent presque autant pour leur image positive d'eux-mêmes que le fait d'être des membres actifs de la société.

Autres façons de faire participer les nouveaux citoyens à la  démocratie canadienne
Texte descriptif "Autres façons de faire participer les nouveaux citoyens à la démocratie canadienne"

Dans les groupes de discussion, nous avons entendu que même si le fait de voter constituait une façon importante d'exprimer une opinion, la participation citoyenne se révélait plus gratifiante sur le plan personnel. Briguer les suffrages, faire du bénévolat lors de campagnes politiques, et devenir membre d'un parti politique, voilà des façons efficaces de susciter le changement.

Ce n'est qu'une partie de ce que nous avons appris. Pour en connaître davantage au sujet du rapport et des résultats complets, visitez ballotsandbelonging.ca. 

L'Institut pour la citoyenneté canadienne (ICC) est un organisme de bienfaisance national sans but lucratif qui aide les nouveaux citoyens à s'intégrer plus vite à la vie au Canada grâce à des programmes originaux, à des partenariats et à des activités de bénévolat uniques en leur genre. Il s'agit du deuxième rapport Perspectives ICC. Pour en apprendre davantage, prière de visiter icc.ca.


Carolyn Hebert

Carolyn Hebert,
Carolyn est étudiante au doctorat en Éducation, avec spécialisation en Enseignement et apprentissage, à l'Université d'Ottawa. Elle est titulaire d'une maîtrise en danse de l'Université York. Elle est aussi professeure de danse et chorégraphe, et elle travaille à Élections Canada depuis plus de quatre ans comme étudiante dans le cadre du Programme fédéral d'expérience de travail étudiant (PFETE).

Mme Nicholl a demandé à chacun d'entre nous de nous pencher la tête et de placer les mains devant les yeux. Elle a dit que nous devions étirer le bras le plus haut possible tout en fermant très bien les yeux lorsque nous entendrions le titre du livre que nous aimons. Ainsi, a‑t‑elle expliqué, le vote de chacun pourrait demeurer secret.

Même si j'avais seulement cinq ans, j'exerçais mon droit démocratique de voter en choisissant le livre que nous allions lire ce jour-là. Au moyen de cette tâche apparemment sans importance, Mme Nicholl nous a enseigné que nous avions le droit à une opinion et que nos opinions comptaient. En vieillissant, j'ai appris comment voter au scrutin secret pour mon représentant de sixième année, pour l'élève prononçant le discours d'adieu en huitième année et pour les premiers ministres de mon conseil étudiant à l'école secondaire. Avant même d'avoir atteint l'âge de 18 ans, j'avais déjà exercé mon devoir démocratique en votant lors d'innombrables élections et je m'étais même présentée quelques fois moi-même.

Se préparer à voter va bien au-delà de simplement comprendre où, quand et comment voter à la prochaine élection fédérale. Vous n'avez pas besoin d'avoir l'âge de voter pour vous exercer, et votre vote n'élit pas toujours un gouvernement fédéral. Votre vote sert parfois à déterminer à quel jeu vous jouerez à la récréation, ou à choisir la meilleure performance en playback, ou encore, de choisir le représentant de votre promotion. La préparation des futurs électeurs – nos élèves et enfants – à voter signifie les aider à comprendre l'importance d'une participation démocratique et d'un engagement civique. Il s'agit de leur transmettre la passion de discuter et de débattre afin qu'ils cherchent à faire entendre leur voix.

À titre de pédagogue, lorsque la question de la politique est soulevée, j'entends souvent des plaintes et des lamentations. Cependant, la politique n'a pas à être ennuyeuse, et les jeunes n'ont pas à la sentir si éloignée de leur vie. Dans mes cours de danse, les enfants me demandent toujours comment l'élection les touche et pourquoi ils devraient s'en soucier. Je tente d'établir des liens entre ce qui intéresse mes élèves – la danse et les arts – et les discussions sur la politique et la gouvernance. Le fait de favoriser un environnement dans lequel les adolescents sont incités à s'exprimer, à s'impliquer dans leurs communautés et à faire part de leurs opinions fait d'eux des citoyens actifs et engagés. Lorsque viendra le moment pour eux de voter à des élections gouvernementales, ils exerceront leurs droits parce qu'ils comprendront la valeur de leur voix, de leur vote. Le fait de préparer les Canadiens à voter vise à leur donner un sentiment d'autonomie, qu'ils peuvent commencer à mettre en pratique dès la maternelle.


Harriet Smith, d'Okotoks en Alberta, est la gagnante du premier prix du Défi national pour la démocratie 2014 dans la catégorie écriture. Dans son texte intitulé Dans une cage, Mlle Smith a expliqué que le Canada pourrait servir d'exemple à d'autres pays, en leur montrant que les gens n'ont pas besoin d'une loi pour les forcer à voter : ils doivent simplement se soucier de ce qui se passe dans leur pays.

J'estime que la démocratie au Canada est parfois négligée et qu'on devrait tous s'assembler pour mieux apprécier ce droit. En tant que mineurs, nous avons parfois de la difficulté à percevoir que nous pouvons changer les choses, parce que nous ne pouvons pas voter. Cependant, nous ne nous rendons pas compte que nous possédons le pouvoir d'influencer notre gouvernement; nous devons simplement faire preuve de créativité.

Renseignons-nous, discutons, partageons!

Par exemple, il suffit de discuter des partis politiques avec vos parents et d'exprimer vos opinions sur les enjeux. Dites à vos parents pour quel parti vous voteriez et expliquez votre choix. Si vos parents sont en désaccord avec vous, demandez-leur pourquoi et tentez de comprendre leur point de vue sur le sujet. Ainsi, vous pourrez vous familiariser avec tous les partis politiques. Lorsque vous aurez atteint l'âge de voter, vous serez ainsi en mesure de vous faire une opinion soutenue qui sera fondée sur les renseignements que vous aurez recueillis. De plus, cela pourrait inciter vos parents à voter et à s'exprimer au sujet du choix du représentant de leur circonscription. En manifestant votre intérêt à l'égard de l'élection, vous pourriez les inciter à s'impliquer davantage.

Il est également possible de se préparer à l'élection en demandant à votre enseignant si vous pouvez en discuter en classe. En amenant votre enseignant à parler de l'élection, vous ferez en sorte que bon nombre de vos camarades de classe en informent leurs amis et les membres de leur famille. Vos camarades seront plus aptes à voter à l'avenir. Votre démarche incite des mineurs à comprendre l'importance du droit de vote pour le Canada.

Toutefois, il importe d'abord et avant tout d'effectuer de la recherche et d'acquérir des connaissances sur la question, afin que vous puissiez informer les autres au sujet de l'élection. Découvrez le lieu de vote de vos parents et accompagnez-les lorsqu'ils iront voter. Recueillez de l'information sur toutes les plateformes et sur ce que tous les chefs représentent. Votre connaissance du processus de vote vous permettra d'en informer les autres et de veiller à ce que les gens se rendent aux bureaux de vote en connaissance de cause.

Pour terminer, il existe de nombreuses façons de prendre part à la démocratie en tant que mineur. L'une des meilleures manières consiste à participer au Défi national pour la démocratie, comme je l'ai fait l'an dernier. Il s'agit d'une activité agréable et les possibilités sont infinies si vous faites preuve de créativité. Allez‑y et prenez part à la démocratie! N'oubliez pas : vous n'êtes jamais trop jeune pour faire changer les choses.


Les opinions exprimées dans ce blogue sont exclusivement celles de l'auteur.
Élections Canada encourage la diffusion de ses renseignements sur où, quand et les façons de s'inscrire et de voter.

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